PHILOPARTAGE

la joie de penser… (pour mes élèves des Eaux Claires)

ART(S) à découvrir

Classé dans : Art — 17 mars, 2024 @ 7:07

ART(S) à découvrir dans Art

Meredith-Monk---_-The-House-Foundation_large

4 mn pour découvrir Mérédith Monk, une compositrice majeure, très libre, ludique, créative, et hors normes.

https://www.youtube.com/watch?v=trjic-h8BV4

extrait d’une séance de travail :

https://www.youtube.com/watch?v=HGo8cJVXLaE

 

Un podcast sur le peintre Edward Munch :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-regardeurs/edvard-munch-la-danse-de-la-vie-1899-5630683

 

Puis deux documents sur la peintre Joan Mitchell (dont une série animée pour la présenter ) ci-dessous :

https://awarewomenartists.com/artiste/joan-mitchell/

https://awarewomenartists.com/decouvrir/lhistoire-de-joan-mitchell/

Le progrés technique de la révolution numérique est-il un progrés moral ?

Classé dans : A-HLP,Non classé — 3 février, 2024 @ 8:50

oiseau coloré-beauté naturelle

« Les nouveaux médias et techniques de communication diluent l’Etre pour autrui (…) Dans les espaces virtuels, le Moi peut se mouvoir pratiquement sans « principe de réalité », principe d’altérité et de résistance. Dans les espaces imaginaires de la virtualité, le Moi narcissique rencontre avant tout lui-même. La virtualisation et la numérisation font de plus en plus disparaître le réel qui se fait surtout remarquer par sa capacité de résistance. »      (…)

« Du fait de l’efficacité et du confort de la communication numérique, nous évitons toujours davantage le contact direct avec les personnes réelles, voire le contact avec le réel lui-même. Le numérique a de plus en plus tendance à faire disparaître le vis à vis réel. A l’appréhender comme quelque chose qui résiste (càd aussi qui soit appui et soutien) C’est ainsi que la communication numérique devient toujours plus désincarnée, opposée au face à face.[...] Le smartphone fait fonction de miroir numérique pour la résurgence post-infantile du stage du miroir. Il ouvre un espace narcissique, une sphère de l’imaginaire dans laquelle je m’enferme. Ce n’est pas l’Autre qui s’exprime à travers le smartphone. »   Byung-Chul Han La société de la fatigue

————-

« Ce qui prime est donc l’hologramme de la vie. L’image du réel prend le pas sur le vécu. La mode des selfies renvoie de manière saisissante aux ombres projetées sur les parois de la caverne de Platon.
Les prisonniers des data sont comme des pigeons qui picoreraient avec une obstination presque douloureuse des miettes de temps, poussés par l’illusion de stopper la course de Chronos. Croyant vivre pleinement, ils ne sont présents nulle part. Captivés par la perfection du virtuel, nous en arrivons à presque détester le réel, sa complexité, ses défauts, son imprévisibilité faite de hasards déroutants. »

« Dans cette fameuse « allégorie de la caverne », les surveillants sont aussi des illusionnistes qui maintiennent chacun de leurs prisonniers dans un état de passivité et de dépendance vis-à-vis d’une réalité projetée. Ce flot permanent d’images hypnotise les détenus au point de leur ôter toute envie de s’échapper, de s’évader pour devenir libres. La prophétie de Platon est en train de se réaliser. Dans le monde voulu des big data, nous sommes enchaînés, comme jamais, à des illusions. C’est comme si l’on nous avait encapsulés dans un miroir déformant qui est aussi une glace sans tain. Le reflet de la réalité est devenu, dans nos têtes, plus important que la réalité elle-même. »

« Chaque minute, environ 300 000 tweets, 15 millions de SMS, 204 millions de mails sont envoyés à travers la planète et 2 millions de mots-clés sont tapés sur le moteur de recherche Google … Les portables et autres smartphones sont autant de tentacules grâce auxquels la pieuvre big data récupère nos données personnelles. Médias, communication, banque, énergie, automobile, santé, assurances …, aucune domaine n’échappe à ce siphonnage. L’essentiel étant fourni par les internautes eux-mêmes. Ce que nous achetons ou aimerions acheter, ce que nous allons consommer et même faire de nos journées, notre santé, notre façon de conduire, nos comportements amoureux et sexuels, nos opinions, tout est examiné. Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y a cinq mille trois cent ans. 98% de ces informations sont aujourd’hui consignées sous forme numérique. On assiste à une véritable mise en données du monde. Tout y passe, photos de famille, musiques, tableaux de maître, modes d’emploi, documents administratifs, films, poèmes, romans, recettes de cuisine … Une datification qui permet de paramétrer la vie humaine dans ses moindres détails.
Si 70% des données générées le sont directement par les individus connectés, ce sont des entreprises privées qui les exploitent. C’est ainsi qu’Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent aujourd’hui 80% des informations personnelles numériques de l’humanité. Ce gisement constitue le nouvel or noir. Rien qu’aux États-Unis, le chiffre d’affaire mondiale de la big data – le terme n’a fait son entrée dans le dictionnaire qu’en 2008 – s’élève à 8,9 milliards de dollars. En croissance de 40% par an, il devrait dépasser les 24 milliards en 2016. »

(Société sous surveillance ?)

« Proche est le temps où des sociétés proposeront, avant le mariage, le dossier complet du futur conjoint. On pourra ainsi tout savoir sur lui, ses habitudes de consommation et de dépenses, son rapport à l’alcool, ses préférences sexuelles réelles, sa génétique, son risque de développer un cancer ou des névroses. [...] La surveillance de tout être humain sera la règle. Peu pourront y échapper, sauf à accepter de faire partie d’une nouvelle catégorie de marginaux. « (p. 11)

« Les amoureux des livres numériques ont eux aussi droit à leur mouchard. Les liseuses enregistrent habitudes et préférences, les lieux et moments favoris de lecture, quelles pages ont été annotées, quels chapitres éventuellement délaissés, quels livres refermés avant d’avoir été terminés. Toutes ces informations, jusqu’alors inaccessibles, sont maintenant revendues aux éditeurs pour qu’ils optimisent leurs offres. La musique n’échappe pas à ce voyeurisme intéressé. Il y aura toujours une marque prête à payer pour savoir quels morceaux nous écoutons, quand, où et comment. (…) Le lecteur plongé dans son livre papier est inatteignable, n’étant pas raccordé au réseau, il ne fournit aucune donnée, ne présente aucun intérêt marchand. La dernière chose que souhaitent les entrepreneurs du Net est d’encourager la lecture lente, oisive ou concentrée. »

(Cynisme amoral des entreprises du net ?)

Invité à une conférence intitulée « Silicon Valley’s Ultimate Exit », Balaji Srinivasan, étoile montant du Net et spécialiste du Bitcoin, la monnaie numérique, a expliqué en octobre 2013 que les Etats-Unis étaient devenue un géant sur le déclin, bientôt balayé par l’Histoire, et qu’il fallait créer une nation start-up.
« Quand une entreprise de technologie est dépassée, a-t-il insisté, vous n’essayez pas de la réformer de l’intérieur, vous la quittez pour créer votre propre start-up ! »

« En mai 2014, c’était au tour de Larry Page de se lâcher devant un public de développeurs informatiques : « il y a beaucoup de choses importantes et excitantes que nous pourrions faire, mais nous en sommes empêchés parce qu’elles sont illégales. »

« Connaissez-vous la règle de Gabor ? Elle est gravée dans les table de la loi des big data. Selon le physicien hongrois Dennis Gabor, inventeur de l’holographie et prix Nobel de physique en 1971 : « Tout ce qui est techniquement faisable doit être réalisé, que cette réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable. »

« Cette révolution numérique ne se contente pas de modeler notre mode de vie vers plus d’information, plus de vitesse de connexion, elle nous dirige vers un état de docilité, de servitude volontaire, de transparence, dont le résultat final est la disparition de la vie privée et un renoncement irréversible à notre liberté. Derrière ses douces promesses, ses attraits incontestables, la révolution numérique a enclenché un processus de mise à nu de l’individu au profit d’une poignée de multinationales, américaines pour la plupart, les fameux big data. Leur intention est de transformer radicalement la société dans laquelle nous vivons et de nous rendre définitivement dépendants. »

« Si vous ne payez pas pour quelque chose, vous n’êtes pas le client, vous êtes le produit. »

« En se virtualisant, pour plus d’efficacité et de rapidité, nos échanges se sont appauvris, vidés de ce qui fait la richesse d’une rencontre avec l’autre en face de soi, en chair et en os. Le principal défi à relever pour reprendre un certain contrôle de la TOILE:  » détourner la puissance de la Matrice pour remettre l’homme dans la boucle et recréer une société démocratique, à l’échelle humaine, où l’On reprend le dessus sur l’ordinateur ».

« L’hyperconnexion donne le sentiment d’être tous reliés aux dépens des frontières, des cultures, des langues…, alors que nous sommes enfermés, chacun, dans un univers virtuel, coupé du réel…Nous sommes effectivement tous ensemble, mais seuls. Contrairement aux apparences, le réseau n’a pas fait naître une nouvelle solidarité. C’est, à quelques exceptions près, chacun dans sa bulle, chacun pour soi. » Extraits- Marc Dugain, L’homme nu, La dictature invisible du numérique, (extraits) 2016

Le rôle des arts pour une éducation citoyenne humaniste

Classé dans : Art,Non classé — 10 janvier, 2024 @ 1:30

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Martha Nussbaum, Les émotions démocratiques : comment former le citoyen du XXIiem siècle ?   (extraits)

« [Nous avons oublié l’importance d’ouvrir l’âme,] de donner à une personne les clés d’accès à un monde riche, subtil, complexe ; ce que c’est que de rencontrer une autre personne comme une âme, plutôt que comme un simple instrument utile ou un obstacle pour ses propres projets ; ce que c’est que de parler en personne dotée d’une âme à une autre personne que l’on considère comme tout aussi profonde et complexe que soi-même.
[J’entends par âme ce que] Tagore et Alcott entendaient tous les deux par là : les capacités de pensée et d’imagination qui nous rendent humains et font de nos relations des relations humaines riches, plutôt que des relations de simple usage et manipulation. Lorsque nous nous rencontrons en société, si nous n’avons pas appris à voir à la fois nous-même et autrui de cette manière, en imaginant en l’autre les facultés intérieures de pensée et d’émotion, la démocratie est vouée à l’échec. Car la démocratie est construite sur le respect et l’attention, et ces qualités dépendent à leur tour de la capacité de voir les autres comme des êtres humains et non comme de simples objets. »

« La capacité à imaginer l’expérience d’un autre, capacité que presque tous les êtres humains possèdent à quelque degré, doit être largement développée et affinée si nous voulons espérer maintenir des institutions décentes, malgré les nombreuses divisions qui marquent toute société moderne. »

« Jean-Jacques Rousseau accorde un rôle central à l’apprentissage de la fondamentale faiblesse humaine : il affirme que seule la connaissance de cette faiblesse nous rend sociables et nous tourne vers l’humanité. (…) Si la culture adolescente définit l’« homme vrai » comme quelqu’un qui n’a ni faiblesse ni besoin, ou qui contrôle tout ce dont il a besoin dans la vie, un tel enseignement nourrira le narcissisme infantile et inhibera fortement l’extension de la sympathie aux femmes et, de manière générale, aux individus perçus comme faibles ou subordonnés. Les psychologues Dan Kindlon et Michael Thompson ont observé ce phénomène à l’œuvre chez les adolescents américains. Toutes les cultures dépeignent peu ou prou la virilité sous la figure du contrôle, mais c’est à coup sûr le cas de la culture américaine, qui présente aux jeunes l’image du cow-boy solitaire qui se suffit à lui-même, sans aucune aide extérieure, comme modèle. Comme y insistent Kindlon et Thompson, essayer d’être cet homme idéal suppose de prétendre contrôler un monde que l’on ne contrôle pas réellement. Cette prétention est mise à mal presque quotidiennement par la vie elle-même, lorsque le jeune « homme vrai » ressent faim, fatigue, désir, souvent maladie et peur. Si bien qu’un courant souterrain de honte traverse la psyché de tout individu qui vit à travers ce mythe : je suis censé être un « homme vrai », mais je sens que je ne contrôle pas mon propre environnement, ni même mon corps, de bien des manières. Si la honte est une réaction quasiment universelle à la vulnérabilité humaine, elle est bien plus intense chez les gens qui ont été élevés selon le mythe du contrôle total plutôt que selon un idéal de besoin mutuel et d’interdépendance. De nouveau, on peut donc voir combien il est important que les enfants n’aspirent pas au contrôle ou à l’invulnérabilité, en définissant des projets et des possibilités qui s’élèvent au-dessus du sort commun à la vie humaine, mais apprennent au contraire à apprécier pleinement la manière dont la faiblesse humaine commune est expérimentée dans un large ensemble de circonstances sociales et comprennent comment différents arrangements sociaux et politiques affectent les vulnérabilités que partagent tous les êtres humains. (…) Ce parcours – narcissisme, vulnérabilité, honte, dégoût et compassion – me semble être le cœur d’une éducation tournée vers la citoyenneté démocratique. »

« Une [importante capacité du citoyen] est ce qu’on peut appeler l’imagination narrative. J’entends par là la capacité à imaginer l’effet que cela fait d’être à la place d’un autre, à interpréter intelligemment l’histoire de cette personne, à comprendre les émotions, les souhaits et les désirs qu’elle peut avoir. Le développement de cette sympathie se trouve au cœur des meilleurs projets modernes d’éducation démocratique, en Occident et ailleurs. »

« [Une possibilité pour empêcher ces sentiments de] dégoût et de honte, est de reconnaître qu’un contrôle total n’est ni possible ni souhaitable, que le monde est un endroit où nous avons tous des faiblesses et devons trouver des manières de nous entraider. Il faut pour cela être capable de considérer le monde comme un endroit où l’on n’est pas seul, où d’autres personnes ont leur propre vie, leurs propres besoins et le droit de rechercher leur satisfaction. »

PHILOSOPHES à adopter !

Classé dans : Non classé — 15 octobre, 2023 @ 11:00

Chacun d’entre vous est invité à adopter un-e philosophe dont vous serez le représentant dans vos classes tout au long de l’année. (Ce n’est pas un tamagotchi mais..presque !)

Cela signifie que l’on pourra vous demander ce que « votre » philosophe répondrait face à telle question ou tel problème !

Vous aurez donc quelques recherches à faire sur les oeuvres et les principales thèses de votre auteur-e.

Cela démarre avant les vacances de la Toussaint ! La liste est celle des auteurs du programme (que je fais passer en cours)

adoption philo 2

SANTE-SOIN-SOCIETE-26 09-19H – Librairie Le Square

Classé dans : Non classé — 10 septembre, 2023 @ 3:56

Me prévenir avant le 19 09 pour que je réserve des places

( 100 places assises dans la librairie. Ceux qui se rajoutent au dernier moment s’il y a de la place.. pourront rester debout)

 

C. Fleury Cliniq-Dignité

Plus de détails sur son ouvrage lien ci-dessous :

L’impératif de dignité s’est imposé ces dernières années au cœur de nombreux mouvements (des Printemps arabes à Black Lives Matter) et débats de société (discriminations, travail, condition animale…). Mais simultanément les atteintes à la dignité se sont multipliées dans les institutions et les pratiques sociales (hôpitaux, EHPAD, prisons…). La promesse de dignité que la modernité annonçait semble ainsi avoir été trahie de façon répétée.
Face à cette menace d’un « devenir indigne » de nos sociétés, Cynthia Fleury pose les jalons d’une clinique de la dignité, pour établir un diagnostic philosophique et des solutions thérapeutiques au chevet des « vies indignes ». Convoquant aussi bien les écrits de James Baldwin, les théories du care ou les approches postcoloniales, cet essai invite à ne pas se résigner à l’inaction ou à la déploration. Il appelle à refonder le concept de dignité à partir de ses marges.
Passée au crible de la psychanalyse, de la littérature et des sciences sociales, l’exigence de dignité retrouve toute son actualité, et sa radicalité. Cette réflexion signe ainsi l’ouverture d’un nouvel agir politique, entièrement dédié à la reconquête d’une dignité en action à l’âge de l’anthropocène.
Cet essai est discuté et prolongé par une contribution inédite de Claire Hédon, Défenseure des droits, et par les regards de Benoît Berthelier, Benjamin Lévy et Catherine Tourette-Turgis.

https://www.seuil.com/ouvrage/la-clinique-de-la-dignite-cynthia-fleury/9782021514254

Vidéo sur la chaire Santé et Philosophie ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=uHhcjo5uwUA

 

 

La Vérité-PLATON (la Caverne)

Classé dans : Platon — 4 mai, 2023 @ 2:18

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Un texte d’actualité pour réfléchir à l’ignorance, l’illusion, la connaissance, la vérité et aux représentations du monde et du réel.

Avec une série de questions pour vous aider à réfléchir à ce texte « monument » de la philosophie..

Lire ci-dessous le texte de Platon. (Souligner les idées clés dès la 3ième lecture.) Puis essayez de dessiner le schéma de cette caverne si vous y arrivez.

Une fois que vous aurez compris le texte n’hésitez pas à voir le film Matrix (n° 1) qui fait plusieurs allusions à ce texte de Platon (cf la rubrique cinéma-philo sur le blog)

Questions de réflexion :
1/ Quelles sont aujourd’hui les parois de nos cavernes contemporaines ? Expliquez, argumentez, illustrez (au moins
3 exemples expliqués)
2/ Quelles sont les « ombres » actuelles sur les parois de nos cavernes :  expliquez et donnez au moins 2 exemples.
Et à quelles concepts philosophiques vus en cours (ou dans le manuel) pouvez-vous associer les « ombres »?
3/ Dans le monde actuel pensez-vous qu’il soit possible de sortir de la caverne et si oui comment s’y prendre ?
Si non : justifiez le, expliquez le.
4/ Comment comprenez-vous la peur et l’agressivité des prisonniers lorsque l’on essaie de les libérer ?
5/ Pour un sujet de dissertation tel que « Peut-on désirer l’ignorance ? » comment pourriez vous utiliser ce texte ? Ecrivez
un paragraphe sur une des thèses-réponses possibles, en vous appuyant sur le texte.
6/ Essayez de distinguer la réalité comme construction sociale et le réel tel qu’il est rencontré par celui qui sort de la
caverne.
7/ Distinguez la réalité sensible et la réalité intelligible et montrez en vous appuyant sur le texte les étapes qui
permettent de passer de la sensation immédiate à une idée précise (ou essence)

***
Extrait de Platon, La République, Livre 7 texte dit de « L’allégorie de la caverne »
Socrate
— [514] Représente-toi de la façon que voici l’état de notre nature relativement à l’instruction et à l’ignorance. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière. Ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête. La lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux. Entre le feu et les prisonniers passe une route élevée. Imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.

Glaucon
— Je vois cela.

Socrate
— Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en pierre, en bois et en toute espèce de matière. Naturellement, parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

Glaucon
— Voilà, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

(more…)

la volonté de vérité -Nietzsche

Classé dans : Non classé — 1 mai, 2023 @ 9:39

« L’homme cherche « la vérité »: un monde qui ne puisse ni se contredire, ni tromper, ni changer, un monde vrai – un monde où l’on ne souffre pas; or la contradiction, l’illusion, le changement sont cause de la souffrance! Il ne doute pas qu’il existe un monde tel qu’il devrait être; il en voudrait chercher le chemin(…).
Où l’homme est-il allé chercher le concept de 
réalité? Pourquoi déduit-il justement la souffrance du changement, de l’illusion, de la contradiction? Pourquoi n’en tire-t-il pas plutôt son bonheur?…
Le mépris, la haine de tout ce qui se passe, change et varie – pourquoi cette valeur attribuée à ce qui dure? Il est visible que la volonté de trouver le vrai n’est que l’aspiration à un 
monde du permanent.
Les sens nous trompent, la raison en corrige les erreurs; 
donc, a-t-on conclu, la raison est la voie qui mène au permanent; les idées les moins concrètes doivent être les plus proches du « monde vrai ». – La plupart des catastrophes proviennent des sens, – ils sont trompeurs, imposteurs, destructeurs.
Le 
bonheur ne peut avoir de garantie que dans l’être; le changement et le bonheur s’excluent. Le vœu suprême sera donc de s’unir à l’être. Voilà le chemin du bonheur suprême (…).
La croyance que le monde tel qu’il devrait être, 
est réellement, c’est une croyance d’improductifs qui ne veulent pas créer un monde tel qu’il doit être. Ils le supposent donné, ils cherchent les moyens et les chemins qui y mènent. Vouloir « le vrai » – c’est s’avouer impuissant à le créer » Nietzsche, la volonté de puissance .

q°-  Selon Nietzsche que se cache-t-il derrière notre désir (ou volonté) de vérité » ?

« Les écrivains sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage car ils connaissent d’ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre dont notre sagesse d’école n’a pas encore la moindre idée », S. Freud, Le Délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen (Gallimard, Folio essais, 1986, p. 141).

« Je m’aperçois que ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n’a pas, dans le sens courant, à l’inventer, puisqu’il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’un traducteur », Proust, Le Temps retrouvé (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1954, p. 890).


q° – La fiction romanesque n’est-elle pas le lieu d’une vérité subjective ?

Vendr. 3 03 23-18H15 Conf.gratuite

Classé dans : Non classé — 1 mars, 2023 @ 10:01

coeur nature

La Société Alpine de philosophie (SAP) est heureuse de vous proposer en partenariat avec l’UGA, l’IPhIG, l’Association lacanienne internationale, Le Square           

  vendredi 3 mars  à 18h30
                     Conférence de François Jullien

                          « Rouvrir des possibles »

« Aujourd’hui où l’on ne peut plus tracer de plan de la Cité idéale et où les lendemains « ne chantent plus », peut-on faire autre chose que défaire ce qui bloque l’état présent des choses pour y rouvrir des possibles ? » Ce manifeste de la dé-coincidence, concept que promeut François Jullien, témoigne de la nécessité de fissurer les blocages idéologiques qui gangrènent la société, localement, sur le terrain.

François Jullien est philosophe et sinologue, ancien élève de l’École normale supérieure, il est Professeur à l’université Paris-Diderot et est titulaire de la chaire sur l’altérité créée à la Fondation Maison des sciences de l’homme. Du dialogue ouvert entre les langues et les pensées de la Chine et de l’Europe, il a dégagé au fil de son oeuvre une pensée du « vivre » et un nouveau concept d’existence, sans rapport avec l’existentialisme, dont on peut suivre les développements, à travers sa réflexion sur l’« intime », le « paysage », la « dé-coïncidence » et l’« inouï ».

Amphithéâtre de la Maison du tourisme à Grenoble         (entrée par l’escalier extérieur)                                            entrée libre

ART-NATURE-Sensibilité

Classé dans : Art — 2 octobre, 2022 @ 11:12

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Contemplations

Ji-Young Demol Park. Un regard coréen sur les Alpes

jusqu’au 28nov 2022
Audience
TOUT PUBLIC
Type
Exposition temporaire

C’est avec délicatesse et acuité que l’artiste coréenne Ji-Young Demol Park peint, à l’encre et à l’aquarelle, les paysages de l’Isère et des Alpes. Entre balades et randonnées, l’artiste consigne dans ses carnets de voyage, à l’aide de pinceaux et calames, les motifs et impressions fugitives – « émotions visuelles » – saisis sur le vif. À partir de ces esquisses de terrain, Ji-Young Demol Park réalise en atelier des œuvres de moyens et grands formats, faisant naître un singulier métissage pictural, entre Asie et Occident.

L’exposition invite à découvrir les jeux d’encres et d’atmosphère de cette artiste éprise de ces paysages alpins qui nous sont familiers. Cimes, lacs, arbres, lignes de crêtes s’offrent à nous autrement, dans une vision renouvelée.

L’œuvre de Ji-Young Demol-Park s’inscrit dans l’ouverture du Musée Hébert à la création contemporaine sous toutes ses formes, y compris celles d’influences aussi lointaine que la Corée.

Ji-Young Demol Park est née en Corée. Fascinée par l’art occident dès son enfance, elle en fait le sujet de ses études d’art. Après avoir développé un travail artistique personnel riche et diversifié entre installation, art vidéo, gravure ou encore photographie, elle aspire à revenir aux techniques originelles et sans filtres du papier, de l’eau et des pigments, couchant sur le papier ses « émotions visuelles ». Depuis plus de 25 ans, l’artiste vit en France.

Philo Uriage 15-16-oct-2022 et Aurélien Barrau

Classé dans : Non classé — 21 septembre, 2022 @ 10:22

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Vous êtes nombreux à vouloir revoir Aurélien Barrau, il interviendra dans le week-end, samedi matin – le programme est à consulter lien ci-dessous :

http://www.rencontres-philosophiques-uriage.fr/

Et après les RPU -Pour les fans de Aurélien Barrau JEUDI 20 OCTOBRE à 20 H

Auréliens - spectacle de théâtre - Monologue de théâtre à partir d’extraits de conférence d’Aurélien Barrau au TMG,

place Saint André à Grenoble - https://www.festival-automne.com/edition-2021/francois-gremaud-aureliens

 

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