PHILOPARTAGE

la joie de penser… (pour mes élèves des Eaux Claires)

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INTRO au « PHILOSOPHER » (initiation méthode => thème – q°, PB, thèse, distinctions conceptuelles)

TEXTE 1- RILKE / thème – le questionnement (existentiel) Q°-PB : Qu’est-ce qui importe le plus pour cheminer vers le sens de notre existence : les questions ou les réponses ? THESE: les q° ont plus de valeur (importance) il importe de les vivre avec patience (et ne pas vouloir trop vite les réprimer ou les refermer par des réponses artificielles.)  Les idées à analyser pr 1 commentaire : Les q°. Les réponses. La pratique (à opp à la théorie) La patience et la confiance. L’importance de l’engagement individuel dans un cheminement réellement personnel et la recherche d’authenticité. (qui est l’objet du livre de Rilke). La prise de position existentielle. La singularité.

EX d’analyse brève :

Contre l’opinion immédiate qui aurait tendance à affirmer que les réponses ont plus de valeur que les q°, ou que le questionnement maintient dans une forme d’inertie ou d’hésitation Rilke fait ici l’apologie du questionnement. => Q° : Pourquoi cette valeur accordée aux q° ? Prc qu’elles nous mettent en quête de sens (parenté étymo entre question et quête). Une q° engendre une dynamique en nous, elle ns met en mouvement. A l’inverse des réponses trop rapides ou superficielles – apport pré-pensé, significations formatées venant de l’extérieur (« apportées») referment notre esprit. Se précipiter vers des réponses sans prendre le temps de chercher par soi-même c’est faire l’économie d’une découverte de notre profondeur : il y a en nous de l’inconnu (« pièce fermée, livre étranger »). La singularité de chaque individu ne peut se déployer que sur l’horizon du sens. Mais le sens est autre que la signification. Le sens est à élaborer par soi-même. A l’inverse des significations codifiées, souvent figées, que nous pouvons mémoriser, utiliser, mais qui n’engagent pas notre singularité de notre être.. Celle-ci ne peut se déployer que par un cheminement réellement personnel où chacun par ses expériences propres, et sa pratique (>praxix = action) sera à ce point engagé dans sa vie qu’il trouvera (et/ou formera) progressivement en lui-même des réponses authentiques aux q° qu’il se pose.

Le sens n’est pas forcément « déjà là », caché comme un objet égaré ou un trésor enfoui. Il peut être « à inventer » par chacun (un travail d’élaboration personnelle est nécessaire) => Ainsi, Rilke, poète, fait aussi l’éloge de la démarche artistique et de l’individualisme (Rilke écrit à la fin de l’époq romantiq) autant que de l’honnêteté intellectuelle (propre à la philosophie)

Sa thèse étant à opposer au « formatage » technique et sophiste càd aux conditionnements subis. Certains auteurs comme Heidegger ou Bergson au Xxièm s dénonceront par exemple la « pensée technique », un eu mécanique, dont nous avons besoin pour agir en société au quotidien, mais qui n’est pas l’essentiel de la pensée. L’expérience d’une pensée plus complexe et subtile reste nécessaire afin de nourrir nos besoins essentiels (« prendre soin de notre âme » Socrate) et nous construire, accomplir.

TEXTE 2 PLATON/ LE BANQUET/ thème : la philosophie. Q°-PB : A qui s’adresse la philosophie ? la recherche philosophique est-elle réservée à une élite de savants ou bien s’adresse-t-elle au commun des mortels ? THESE : Elle s’adresse à ceux qui se tiennent dans une position médiane : entre le savoir et l’ignorance. Le philosophe est celui qui prend conscience de son ignorance et désire savoir plus ou mieux. 

L’ANALYSE devrait expliq. (cf cours) les différentes positions possibles par rapport au savoir (savant, ignorant, philosophe) et la façon dont Platon remet en q° nos opinions immédiates sur la définit° du savant et de l’ignorant. Montrer aussi que la philosophie n’est pas la possession d’1 savoir définitif mais qu’elle représente davantage un certain rapport critique au savoir, un questionnement et une recherche (« activité zététique » dit Kant). Philosopher c’est apprendre à penser, à s’interroger et à élaborer son savoir. Et non pas accumuler des savoirs (mémoriser des doctrines ou opinions « philosophiques », être un érudit dans « l’histoire des idées » n’est pas la même chose que développer son intelligence. L’érudition est à distinguer de l’intelligence)

A commenter : l’opposition entre sophistes (« sophos » en tant que savant) et philosophes (philo- »sophos »= où sophos désigne le sage et philo-sophos : la recherche de sagesse) .

Analyser les idées de désir et de manque. La dialectique entre les 2, et le mouvement infini de cette dialectique. (Platon : « la pensée est un dialogue intérieur de l’âme sur l’objet qu’elle examine – et qui progresse par questions et réponses »)

Analyser aussi le parallèle que fait P entre l’Amour (ici Eros) et le désir philosophique : tous deux visent une plénitude qu’ils n’atteignent jamais, tous deux sont travaillés par la conscience d’un manque, d’une incomplétude, et cette conscience est le moteur qui maintient le désir vivant, ( et cette tension vers un idéal est en soi suffisante pour guider la conduite. )

Pas de fermeture, de certitude définitive ni de positions figées du côté de l’opiniâtre ignorant ou du savant dogmatique (pas plus en amour qu’en recherche de sagesse). Illustration et appui possible : la figure de Socrate comme incarnation d’un idéal de recherche philosophique possible.

TEXTE 3 PLATON / L’APOLOGIE DE SOCRATE -thème – la vertu de l’âme. Q° : Qu’est-ce qui importe vraiment pour mener une vie humaine (digne de ce nom) ? (Rq C’est la q° que Socrate posera toute sa vie et vs la trouverez de façon explicite dans l‘Apologie de Socrate par Platon : avec elle la philosophie s’inaugure comme questionnement éthique et existentiel. 

PB du texte : vaut-il mieux se soucier des richesses extérieures ou bien se tourner vers notre âme pour tenter de découvrir une richesse intérieure (un bien moral) ? THESE : une conversion vers notre intériorité est nécessaire : la recherche des vertus de l’âme (=le souci de l’excellence de l’âme) importe plus que la possession de richesses extérieures qu’elle n’exclut cependant pas.

A ANALYSER (càd vs interro. sur…) : la notion grecque de « vertu » (en grec > « arété« = excellence ; en latin « vir, virtu » force d’âme) désigne une qualité ou force d’âme, un état de justesse et d’accord interne. Celui que nous sentons lorsque nous sommes en accord avec nous-mêmes, lorsque nos pensées et paroles ou actes, sont cohérents.

La notion platonicienne d’âme (âme = ce qui nous anime, fait de nous ce que nous sommes fondamentalement, notre « essence » – comme l’écrira le latin « anima » = âme) Peut dans certains textes renvoyer à 3 fonctions ou « parties de l’âme » (dans Le Timée) a) la partie inférieure : centre des appétits, et de la cupidité, le ventre. b) la partie médiane, le coeur, les émotions fortes : centre du courage mais aussi de la colère (rq coeur/courage/colère = même étymo latine) c) la partie « supérieure » celle qui doit selon Platon et Socrate ordonner l’ensemble de la « psyché » humaine (âme) : la tête, l’activité de l’esprit, dont une part est « divine »(le « noûs »). Prendre soin de son âme peut signifier : écouter notre intelligence (« Logos ») notre raison, oser penser par soi-même, oser chercher en soi le principe rationnel ou raisonnable de notre action.

Une analyse intéressante à faire :le lien entre vertu individuelle et vertu du collectif (l’Etat).

 

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