PHILOPARTAGE

la joie de penser… (pour mes élèves des Eaux Claires)

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PEUT-ON ENCORE ÊTRE HUMANISTE ? Uriage 12-13-14 Oct 2018

Posté : 18 septembre, 2018 @ 11:21 dans Non classé | Pas de commentaires »

Pour le détail et le programme des ateliers et conférences cliquer sur le lien ci dessous

http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/

 

Rencontres Philosophiques d'Uriage - Programme

Rencontres Philosophiques d'Uriage - Programme

Foucault : la société de surveillance. Sommes-nous encore sujets ?

Posté : 25 février, 2018 @ 9:47 dans Non classé | Pas de commentaires »

La société de surveillance

« Le vrai effet du Panopticon, c’est d’être tel que, même lorsqu’il n’y a personne, l’individu dans sa cellule, non seulement se croie, mais se sache observé. (…) Pas besoin d’armes, de violences physiques, de contraintes matérielles. Mais un regard qui surveille et que chacun, en le sentant peser sur lui, finira par intérioriser au point de s’observer lui-même : chacun, ainsi, exercera cette surveillance sur et contre lui-même. » Foucault, Surveiller et Punir (1975)
13.06.2014  Par Pierre Ropert

Ce que Foucault a perçu de notre société, n’a cessé d’inspirer. D’autres philosophes, tel Gilles Deleuze, mais aussi ceux qui tentent d’anticiper ce que pourrait devenir notre société.

 Michel Foucault

Michel Foucault• Crédits : Michel Foucault. (Photo by Jean Pierre FOUCHET/RAPHO/Gamma-RaphoGetty

C’est le cas, notamment, d’Alain Damasio, romancier et auteur de la Zone du Dehors, dont les écrits ont été fortement influencés par les travaux de Foucault, et notamment par le concept du panoptique de Bentham. Caméras de surveillance, smartphones, affaire PRISM… Les problématiques autour de la surveillance tendent à prouver que ce qu’a perçu le philosophe de notre société, est, plus que jamais, d’actualité.
La pensée de Foucault cherche à rendre visible ce qui l’est déjà, à “faire apparaître ce qui est si proche, ce qui est si immédiat, ce qui est si intimement lié à nous-mêmes qu’à cause de cela nous ne le percevons pas”

Evoquer Foucault, c’est immédiatement songer à l’ouvrage le plus emblématique de sa pensée : Surveiller et punir , paru en 1975. Michel Foucault y décrit la prison, le supplice, et s’intéresse particulièrement aux questions de contrôle et de discipline. Il dresse un constat essentiel à sa réflexion : là où les dynamiques de punition ont été, depuis le XVIe siècle, un moyen pour le pouvoir d’être visible, elles tendent peu à peu à s’inverser. Le pouvoir ne souhaite plus s’exposer ; le plus grand nombre doit être visible du plus petit nombre.

Face à l’ordre rigide, Foucault dégage la pensée de l’autodiscipline, des normes souples , et esquisse les grandes lignes d’une société de surveillance et de contrôle qui va être rendue réelle grâce à l’essor des technologies. Dans “Surveiller et punir”, le philosophe consacre tout un chapitre au panoptique, cette invention de Jeremy Bentham , philosophe et réformateur britannique, dont le principe est le suivant : le panoptique est une tour centrale dans laquelle se trouve un surveillant, autour de cette tour des cellules sont disposées en cercle. La lumière entre du côté du prisonnier, et le surveillant peut ainsi le voir se découper en ombre chinoise dans sa cellule. Il sait si le détenu est présent ou non, ce qu’il fait ou ne fait pas. A l’inverse, le surveillant étant invisible, le prisonnier ignore s’il est surveillé ou non. Ce principe, Foucault ne le cantonne pas à la prison, mais l’étend aux ateliers de fabrication, aux pensionnats, aux casernes, écoles, etc.

Le panoptique, c’est finalement faire de la visibilité la prison. On cesse d’enfermer pour mettre en pleine lumière. L’essentiel, c’est que l’on se sache surveillé. Le pouvoir est automatisé et désindividualisé, puisqu’il n’est pas vu .

“L’effet du panoptique est d’induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir. (…) La surveillance est permanente dans ses effets, même si discontinue dans son action” , écrit Michel Foucault.

Qu’on se le dise !

Posté : 8 février, 2018 @ 10:20 dans Non classé | Pas de commentaires »

 business people and social network

UN ATELIER

POUR PHILOSOPHER

les jeudis de 13h à 14h

N° 1 : le 8 Mars 2018 Salle 103

Pour élèves de seconde et première.

Un espace pour s’initier à la philosophie,

poser des questions,

découvrir sa forme d’intelligence,

lire de courts textes, échanger,

méditer, chercher, oser…

venez avec une question, une photo, un livre, ou rien, venez comme vous êtes !

philo bannière 2

Nulle vérité n’est absolue ni finale.

Ce qui compte, c’est l’action de penser, de sentir,

et la liberté de réfléchir.”  D. W. Winnicott

 

Un petit tour dans la caverne de Platon- travail vacances de février Tes2 et Tes4 2018

Posté : 8 février, 2018 @ 9:57 dans Non classé | Pas de commentaires »

Travail : lire ci-dessous le texte de Platon. (Souligner les idées clés dès la 3ième lecture.)
Puis essayez de dessiner le schéma de cette caverne.

Une fois que vous aurez compris le texte n’hésitez pas à voir le film Matrix (n° 1) qui fait plusieurs allusions à ce texte de Platon (cf la rubrique cinéma-philo sur le blog)

Questions de réflexion :
1/ Quelles sont aujourd’hui les parois de nos cavernes contemporaines ? Expliquez, argumentez, illustrez (au moins
3 exemples expliqués)
2/ Quelles sont les « ombres » actuelles sur les parois de nos cavernes :  expliquez et donnez au moins 2 exemples.
Et à quelles concepts philosophiques vus en cours (ou dans le manuel) pouvez-vous associer les « ombres »?
3/ Dans le monde actuel pensez-vous qu’il soit possible de sortir de la caverne et si oui comment s’y prendre ?
Si non : justifiez le, expliquez le.
4/ Comment comprenez-vous la peur et l’agressivité des prisonniers lorsque l’on essaie de les libérer ?
5/ Pour un sujet de dissertation tel que « Peut-on désirer l’inconscience ? » comment pourriez vous utiliser ce texte ? Ecrivez
un paragraphe sur une des thèses-réponses possibles, en vous appuyant sur le texte.
6/ Essayez de distinguer la réalité comme construction sociale et le réel tel qu’il est rencontré par celui qui sort de la
caverne.
7/ Distinguez la réalité sensible et la réalité intelligible et montrez en vous appuyant sur le texte les étapes qui
permettent de passer de la sensation immédiate à une idée précise (ou essence)

***
Extrait de Platon, La République, Livre 7 texte dit de « L’allégorie de la caverne »
Socrate
— [514] Représente-toi de la façon que voici l’état de notre nature relativement à l’instruction et à l’ignorance. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière. Ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête. La lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux. Entre le feu et les prisonniers passe une route élevée. Imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.

Glaucon
— Je vois cela.

Socrate
— Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en pierre, en bois et en toute espèce de matière. Naturellement, parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

Glaucon
— Voilà, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

Socrate
— Ils nous ressemblent, répondis-je. Penses-tu que dans une telle situation ils n’aient jamais vu autre chose d’eux mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

Glaucon
— Comment cela se pourrait-il s’ils sont forcés de rester la tête immobile durant toute leur vie ?

Socrate
— Et pour les objets qui défilent n’en est-il pas de même ?

Glaucon
— Sans contredit.

Socrate
— Mais, dans ces conditions, s’ils pouvaient se parler les uns aux autres, ne penses-tu pas qu’ils croiraient nommer les objets réels eux-mêmes en nommant ce qu’ils voient ?

Glaucon
— Nécessairement.

Socrate
— Et s’il y avait aussi dans la prison un écho que leur renverrait la paroi qui leur fait face, chaque fois que l’un de ceux qui se trouvent derrière le mur parlerait, croiraient-ils entendre une autre voix, à ton avis, que celle de l’ombre qui passe devant eux ?

Glaucon
— Non par Zeus.

Socrate
— Assurément, de tels hommes n’attribueront de réalité qu’aux ombres des objets fabriqués.

Glaucon
— De toute nécessité.

Socrate
— Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu’on les guérisse de leur ignorance. Qu’on détache l’un de ces prisonniers, qu’on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière. En faisant tous ces mouvements il souffrira, et l’éblouissement l’empêchera de distinguer ces objets dont tout à l’heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu’il répondra si quelqu’un vient lui dire qu’il n’a vu jusqu’alors que de vains fantômes, mais qu’à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l’oblige, à force de questions, à dire ce que c’est, ne penses-tu pas qu’il sera embarrassé, et que les ombres qu’il voyait tout à l’heure lui paraîtront plus vraies que les objets qu’on lui montre maintenant ?

Glaucon
— Beaucoup plus vraies.

Socrate
— Et si on le force à regarder la lumière elle-même, ses yeux n’en seront-ils pas blessés ? N’en fuira-t-il pas la vue pour retourner aux choses qu’il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu’un lui montre ?

Glaucon
— Assurément.

Socrate
— Et si, reprise-je, on l’arrache de sa caverne, par force, qu’on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu’on ne le lâche pas avant de l’avoir traîné jusqu’à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement et ne se plaindra-t-il pas de ces violences ? Et lorsqu’il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?

Glaucon
— Il ne le pourra pas, du moins au début.

Socrate
— Il aura, je pense, besoin d’habitude pour voir les objets de la région supérieure. D’abord ce seront les ombres qu’il distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux, ensuite les objets eux-mêmes. Après cela, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui-même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.

Glaucon
— Sans doute.

Socrate
— À la fin, j’imagine, ce sera le soleil, non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit, mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu’il pourra voir et contempler tel qu’il est.

Glaucon
— Nécessairement.

Socrate
— Après cela il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c’est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d’une certaine manière, est la cause de tout ce qu’il voyait avec ses compagnons dans la caverne.

Glaucon
— Évidemment, c’est à cette conclusion qu’il arrivera.

Socrate
— Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l’on y professe, et de ceux qui y furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu’il se réjouira du changement et plaindra ces derniers ?

Glaucon
— Si, certes.

Socrate
— Et s’ils se décernaient alors entre eux honneurs et louanges, s’ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de l’oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu’il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et puissants ? Ou bien, comme le héros d’Homère, ne préférera-t-il pas mille fois n’être qu’un valet de charrue, au service d’un pauvre laboureur, et de souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et vivre comme il vivait ?

Glaucon
— Je suis de ton avis, il préférera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon là.

Socrate
— Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s’asseoir à son ancienne place. N’aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil ?

Glaucon
— Assurément si.

Socrate
— Et s’il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n’ont point quitté leurs chaînes, dans le moment où sa vue est encore confuse et avant que [517a] ses yeux se soient remis (puisque l’accoutumance à l’obscurité demandera un certain temps), ne va-t-on pas rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu’étant allé là-haut il en est revenu avec la vue ruinée, de sorte que ce n’est même pas la peine d’essayer d’y monter ? Et si quelqu’un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu’ils puissent le tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

Glaucon
— Sans aucun doute.

(De la caverne à la lumière et de la lumière à la caverne)
Socrate
— Maintenant, mon cher Glaucon, il faut [517b] appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde visible au séjour de la prison, et la lumière du feu qui l’éclaire à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l’ascension de l’âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaître. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible l’Idée du Bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu’elle est la cause de tout ce qu’il y a de droit et de beau en toutes choses ; qu’elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière ; que, dans le monde intelligible, c’est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l’intelligence ; et qu’il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.

Glaucon
— Je partage ton opinion autant que je puis te suivre.

Socrate
— Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t’étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s’occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut.

Glaucon
— Oui, c’est naturel.

Socrate
— Mais quoi, penses-tu qu’il soit étonnant qu’un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n’étant pas suffisamment accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d’entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu’en donnent ceux qui n’ont jamais vu la justice elle-même ?

Glaucon
— Ce n’est pas du tout étonnant.

Socrate
— Un homme sensé se rappellera qu’il y a deux sortes de troubles de la vue, dus à deux causes différentes : le passage de la lumière à l’obscurité et le passage de l’obscurité à la lumière. Songeant que ceci vaut également pour l’âme, quand on verra une âme troublée et incapable de discerner quelque chose, on se demandera si venant d’une existence plus lumineuse, elle est aveuglée faute d’habitude, ou si, passant d’une plus grande ignorance à une existence plus lumineuse, elle est éblouie par son trop [518b] vif éclat. Dans le premier cas, alors, on se réjouirait de son état et de l’existence qu’elle mène ; dans le second cas on la plaindrait, et si l’on voulait en rire, la raillerie serait moins ridicule que si elle s’adressait à l’âme qui redescend de la lumière.

Glaucon
— C’est parler avec beaucoup de justesse.

(Conclusion)
Socrate
— La méthode dialectique est donc la seule qui, rejetant les hypothèses, s’élève jusqu’au principe même pour établir solidement ses conclusions, [533d] et qui, vraiment, tire peu à peu l’oeil de l’âme de la fange grossière où il est plongé et l’élève vers la région supérieure […[533e]…]
Il suffira donc d’appeler science la première division de la connaissance, pensée discursive la seconde [534a], foi la troisième, et imagination la quatrième ; de comprendre ces deux dernières sous le nom d’opinion, et les deux premières sous celui d’intelligence, l’opinion ayant pour objet la génération, et l’intelligence l’essence ; et d’ajouter que ce qu’est l’essence par rapport à la génération, l’intelligence l’est par rapport à l’opinion, la science par rapport à la foi, et la connaissance discursive par rapport à l’imagination [...]

Danse et Philosophie (suite) – Dimanche 4 décembre 2011 à CitéDanse

Posté : 23 novembre, 2011 @ 6:53 dans Non classé | Pas de commentaires »

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CitéDanse, association de bouillonnement chorégraphique, vous propose un cycle
mouvoir & penser, penser & mouvoir : Etirements 
Suite aux Curiosités DansePhilo de 2010, CitéDanse étend l’expérience : mouvoir & penser, penser & mouvoir est un laboratoire ouvert associant des intervenants dont le champ d’étude est la pensée (philosophes, anthropologues,sociologues…) et la danse au cours de journées thématiques. Dimanche 4 décembre 2011 – 10h00 à 18h00
Studio 163 cours Berriat – 38000 Grenoble 
 Etirement #1 : Vivre au rythme des résonances fluides du corps
A partir de textes de Bergson, Deleuze et Nietzsche.
Avec Nadia Vadori Gauthier et Antony Desvaux.
    

Nadia Vadori Gauthier > chorégraphe, performer, plasticienne vidéo, elle partage son temps entre la création, la recherche et l’enseignement. Depuis 2005, elle explore le devenir-animal et la formation de meutes au sein du Corps collectif. Ses investigations sont basées sur la perception, les textures internes et externes. Antony Desvaux > a suivi des cours de danse classique et contemporaine. Après des études en lettres anglaises, de composition musicale et de musicologie, il rejoint l’EDESTA comme doctorant et enseignant-chercheur. Son travail porte sur les rapports entre musique et corps, les interférences entre musique, esthétique et philosophie.    

Danse et Philosophie (suite) - Dimanche 4 décembre 2011 à CitéDanse

Clôture des curiosités Danse Philo / Crédits: Laurence Fragnol mouvoir & penser, penser & mouvoir: Etirements DansePhilo, c’était quoi? L’année dernière, six rencontres publiques ont exploré les relations entre des extraits de textes philosophiques et l’expérience du mouvement dansé. Une soirée de clôture achevait cette phase du projet, permettant de suivre les expérimentations de l’automne par de multiples ateliers et dispositifs. 

mouvoir & penser, penser & mouvoir ça sera quoi? Prolonger le processus en constituant un laboratoire de réflexion collective se donnant un temps d’exploration plus long. Sur plusieurs journées, des intervenants issus de la danse et des sciences humaines se rencontreront et croiseront leurs matériaux autour d’un objet commun. Les journées thématisées consisteront en l’exploration continue d’une proposition particulière, en alternant des temps de lecture, de mise en corps, d’exploration, d’expérimentation, d’enquête, de collecte et d’écriture… Il ne s’agit ni d’un « cours », ni d’un « séminaire » mais d’une expérience participative adossée à un travail artistique et intellectuel ambitieux.  INFORMATIONS PRATIQUES
ENTREE : 6 ou 8 € (au choix) + adhésion à l’association (assurance)
HEURE & LIEU : de 10h00 à 18h00 au Studio 163, cours Berriat – 38000 Grenoble
INFOS ET RESAS : 04 76 48 12 47 ou à contact@citedanse.org
EN SAVOIR + : www.citedanse.org
 

L’épreuve orale (réponse à M.T)

Posté : 14 juin, 2011 @ 12:36 dans Non classé | Pas de commentaires »

( à ne travailler qu’après les écrits !)

Si jamais vous choisissez l’oral de philosophie sur Sénèque, sachez qu’il se déroulera comme suit :

- le jour où vous êtes convoqué, vous vous présentez devant l’examinateur, muni de deux exemplaires de La Vie Heureuse de Sénèque

- l’examinateur choisit un passage dans les 23 premières pages du livre – de la taille d’un texte d’écrit au BAC.

- vous aurez 20 mn (parfois un peu plus selon les correcteurs) pour l’étudier et préparer votre explication du texte : introduction avec le thème, la question, la  thèse et les différents moments du texte; puis l’examen précis du texte se déroule selon une explication linéaire : l’analyse du mouvement de la pensée au fil des phrases et des mots à expliquer, à interroger.

- vous disposez de 20 mn pour votre explication du texte (que vous lisez à voix haute avant de l’expliquer) ; mais le plus souvent vous n’utilisez que 10 mn et le reste de l’oral s’organise autour des questions que vous pose le correcteur sur votre explication : il revient sur ce qui n’a pas été assez précis et vous donne la possibilité d’améliorer votre explication du texte (donc restez très coopératif !) ; il peut aussi vous poser des questions plus générales sur le thème du bonheur ou sur d’autres passages du texte, et toujours dans l’intention de vous donner la possibilité d’améliorer votre oral (et non pas de vous mettre en difficulté !)

En conclusion : c’est une épreuve très courte, intense, qui devrait, idéalement, être un vrai moment d’analyse philosophique du texte.

Ce qui sera apprécié et évalué : votre capacité à vraiment vous intéresser au texte, à en dévoiler la richesse, ou à en affronter la difficulté (au lieu de la fuir dans la paraphrase ou dans un propos hors sujet).

Pour l’Oral

Posté : 5 juin, 2011 @ 4:30 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Vous pouvez consulter : conseils et commentaire de Sénèque, la Vie heureuse, en vous référant au document des « pages » (en haut à droite).

Bon courage à tous pour les révisions de l’écrit !

Mais, une fois que l’écrit sera passé, ne négligez pas un hypothétique oral : préparez-vous, travaillez le texte, avant de connaître vos résultats, afin de ne pas être pris au dépourvu.

 

 

Bonnes Vacances !

Posté : 8 août, 2010 @ 8:00 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Si l’on passait l’année entière en vacances, s’amuser serait aussi épuisant que travailler.
William Shakespeare

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
Marcel Proust

Si j’étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important.
Bertrand Russell (Philosophe, Mathématicien)

Si les vacances devenaient un vrai loisir de l’esprit, on en ressortirait sans doute plus intelligent…

Textes sur l’Histoire

Posté : 7 juin, 2010 @ 11:26 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

HISTOIRE, TEMPS, SENS,

« C’est parce qu’il est un être historique que l’homme comprend l’histoire ». « Nous expliquons la nature, nous comprenons la vie psychique » Dilthey, Le monde de l’esprit (1894)

Nous devons tout d’abord observer que ce qui fait l’objet de notre propos – l’histoire universelle – se déroule dans le domaine spirituel. Le monde comprend la Nature physique et la Nature psychique. La Nature physique intervient également dans l’histoire universelle et nous serons amenés, dés le départ, à attirer l’attention sur les conditions fondamentales qu’implique la détermination naturelle. (c’est là notamment que Hegel examinera la différence entre la vie animale, biologique, et humaine, spirituelle, en distinguant le besoin et le désir, le rapport immédiat à soi /besoin, et le rapport médiatisé par la pensée /désir). Cependant, ce qui est essentiel, c’est l’esprit dans son développement. (…)Après la création de la Nature, apparaît l’homme qui constitue l’antithèse de la Nature. Notre conscience, dans sa généralité, nous éveille à deux domaines : celui de la Nature et celui de l’Esprit. Le royaume de l’Esprit est celui qui trouve sa source dans l’activité de l’homme. On peut se faire toutes sortes de représentations du royaume de Dieu, mais il s’agit toujours d’un royaume de l’Esprit qui doit se réaliser dans l’homme et qui doit trouver en lui ses conditions d’existence.

Le monde de l’Esprit est celui qui contient tout. Il contient tout ce qui a suscité et suscite encore l’intérêt des hommes. L’homme y est actif. Quoi qu’il fasse, il est l’être en qui l’Esprit agit. Il peut donc être intéressant de reconnaître dans le cours de l’histoire, l’existence d’une nature spirituelle, c’est-à-dire de voir comment l’Esprit s’unit à la Nature, se réalise dans la nature humaine. F. Hegel, La Raison dans l’histoire, introduction.

« Sous le titre de subjectivité nous attendons quelque chose de plus grave que la bonne subjectivité de l’historien ; nous attendons que l’histoire soit une histoire des hommes et que cette histoire des hommes aide le lecteur, instruit par l’histoire des historiens, à édifier une subjectivité de haut rang, la subjectivité non seulement de moi-même mais de l’homme. Mais cet intérêt, cette attente d’un passage – par l’histoire – de moi à l’homme, n’est plus exactement épistémologique, mais proprement philosophique: car c’est bien une subjectivité de réflexion que nous attendons de la lecture et de la méditation des œuvres des historiens. » Paul Ricoeur, Histoire et Vérité, seuil, (1955), p. 24

=> subjectivité de réflexion : càd qui nous renvoie à nous-même autant qu’à l’énigme de l’humain. L’histoire doit nous permettre de mieux comprendre l’évolution humaine, et donc aussi nous-même qui en faisons partie)

« L’action qui n’a un sens que pour les vivants n’a de valeur que pour les morts, d’achèvement que dans les consciences qui en héritent et la questionnement. » « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament. » R. Char, Feuillets d’Hypnos (1946) (écrit pendant la dernière année de résistance, 1943-44) aphorisme 62

Le testament qui dit à l’héritier ce qui sera légitimement sien, assigne un passé à l’avenir. Sans testament ou, pour élucider la métaphore, sans tradition – qui choisit et nomme, qui transmet et conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur – il semble qu’aucune continuité dans le temps ne soit assignée, et qu’il n’y ait, par conséquent, humainement parlant, ni passé ni futur, mais seulement le devenir éternel du monde et en lui le cycle biologique des êtres vivants.” Hannah Arendt, préface à La crise de la culture, p.14

« le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche en aveugle » Tocqueville

« L’Histoire n’existe pas ; il n’y a que des histoires », «l’Histoire est une idée transcendantale » Paul Veynes, Comment on écrit l’histoire ? 1979 Point seuil (Veynes critique les approches marxistes et structuralistes pour expliquer l’histoire)

Le drame du rapport de l’homme au temps (de drama : action, combat), illustré par une métaphore de Kafka :

Il y a deux antagonistes : le premier le pousse de l’arrière, depuis l’origine. Le second barre la route devant lui. Il se bat avec les deux. Certes, le premier le soutient dans son combat contre le second car il veut le pousser en avant et de même le second le soutient contre le premier, car il le pousse en arrière. Mais il n’en est ainsi que théoriquement. Car il n’y a pas seulement les deux antagonistes en présence mais aussi, encore lui-même, et qui connaît réellement ses intentions ? Son rêve, cependant, est qu’une fois, dans un moment d’inadvertance – et il y faudrait assurément une nuit plus sombre qu’il n’y en eut jamais – il quitte d’un saut la ligne de combat et soit élevé, à cause de son expérience du combat, à la position d’arbitre sur ses antagonistes dans leur combat l’un contre l’autre. Kafka, HE, notes de 1920. (cette parabole est analysée et commentée par H. Arendt, dans la préface de La crise de la culture- cf ci-dessous)

cours Histoire accessible dans les « pages » en haut à droite

L’homme entre matière et esprit… Merleau-Ponty

Posté : 7 juin, 2010 @ 11:12 dans Non classé | 3 commentaires »

Il y a là-dessus (…) deux vues classiques. L’une consiste à traiter l’homme comme le résultat des influences physiques, physiologiques et sociologiques qui le détermineraient du dehors et feraient de lui une chose entre les choses. L’autre consiste à reconnaître dans l’homme, en tant qu’il est esprit et construit la représentation des causes mêmes qui sont censées agir sur lui, une liberté acosmique*. D’un coté l’homme est une partie du monde, de l’autre il est conscience constituante du monde. Aucune de ces deux vues n’est satisfaisante. A la première on opposera toujours après Descartes que, si l’homme était une chose entre les choses, il ne saurait en connaître aucune, puisqu’il serait, comme cette chaise ou cette table, enfermé dans ses limites, présent en un certain lieu de l’espace et donc incapable de se les représenter tous. Il faut lui reconnaître une manière d’être très particulière, l’être intentionnel, qui consiste à viser toute chose et à ne demeurer en aucune. Mais si l’on voulait conclure de là que, par notre fond, nous sommes esprit absolu, on rendrait incompréhensibles nos attaches corporelles et sociales, notre insertion dans le monde, on renoncerait à penser la condition humaine.

(Le mérite de la philosophie nouvelle est justement de chercher dans la notion d’existence le moyen de la penser. L’existence au sens moderne, c’est le mouvement par lequel l’homme est au monde, s’engage dans une situation sociale qui devient son point de vue sur le monde. Tout engagement est ambigu, puisqu’il est à la fois l’affirmation et la restriction d’une liberté : je m’engage à rendre ce service, cela veut dire à la fois que je pourrais ne pas le rendre et que je décide d’exclure cette possibilité. De même mon engagement dans la nature et dans l’histoire est à la fois une limitation de mes vues sur le monde et ma seule manière d’y accéder, de connaître et de faire quelque chose. )

Merleau-Ponty« La querelle de l’existentialisme »,

1945, in Sens et non-sens (éd. Nagel, 1948 pp. 142)

* acosmique : a-cosmos = indépendance absolue, comme « hors du monde »

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