PHILOPARTAGE

la joie de penser… (pour mes élèves des Eaux Claires)

METHODE-1.dissertat°

Q° de méthode…

Ce que l’on peut attendre d’une dissertation de philosophie au baccalauréat

1)-que le candidat ait fait un choix de sujet judicieux…

moyens : parmi les 3 sujets : choisir celui qui vous pose le plus de q° ; celui pour lequel vous percevez vraiment 1 problème. La stratégie inverse, qui consiste à prendre le sujet qui « paraît le plus facile », ou celui pour lequel vous avez déjà une réponse précise (et une seule !) avant mê de vs interroger, est à éviter, car le plus souvent vs ne dépasserez pas le stade immédiat de l’opinion ; ou pire : vs allez opiniâtrement soutenir la mê thèse tt le long !

2)-que le candidat ait vu que le sujet (ou le texte) soulevait un problème et que sa dissertat° soit une tentative de solution de ce problème ( Kant : « la philosophie est une activité zététique » : càd une recherche. Hegel : on ne pense réellement que pour surmonter des contradictions. La philosophie pour Hegel vise à re-concilier : objet/sujet, homme/monde, matière/esprit, intériorité/extériorité etc… Afin de dépasser les contradictions en élevant notre compréhension vers une 3° thèse plus satisfaisante que les thèses 1 et 2 dont la relation est souvent contradictoire)

moyens : analyser le sujet, chaque terme isolément puis en relation avec les autres. Repérer la ou les notions principales. Etre attentif aux éventuels présupposés ou paradoxes ; chercher les contradictions et les différentes q° implicites dans le sujet. Reformulez la question avec vos propre termes et choisir entre plusieurs reformulations possibles celle qui vs semble la plus riche, celle qui questionne le plus largement.

Eviter : de poser un pb hors sujet ou sans intérêt (les q° pr lesquelles la rép est immédiate). Le H-S dérive soit d’1 mauvaise analyse du sujet (svt par manque d’attention aux termes) soit (et cela est plus pernicieux) de la tentation de parler « au sujet de » telle ou telle notion de l’énoncé : en parlant ainsi « au sujet du sujet » selon votre goût ou inspiration, vs dites des choses qui vs « intéressent » mais vs évitez de vs confronter au vrai PB que pose le sujet. Eviter aussi de « découper le sujet » et de faire une partie pour chaque « morceau » !

3) – que le développt (pr l’explicat° de texte ou la dissert° sur 1 sujet) soit une recherche de solution au PB. Et que tte solution proposée repose sur une argumentation réelle et non sur de simples affirmations.

moyens : ne jamais affirmer sans précéder ou faire suivre cette affirmation d’une explication, d’un effort de démonstration, ou d’une preuve. Se rappeler qu’un « argument » est ce qui exprime les raisons de soutenir une thèse (une affirmation ou proposition). Eviter les pétitions de principe : où l’on affirme ce qu’il faut précisément démontrer. Eviter l’argument d’autorité : c’est vrai parcq untel l’a dit. Tte citation doit être précédée ou suivie d’une explication. Qques soient vos réf ou connaissances : le cœur de l’argumentat°, ce qui relie vos idées et affirmations, ce qui donne une cohérence à l’expression progressive de votre développement se trouve tjrs être votre propre raisonnement. Raisonner = enchaîner des idées de façon logique. Et ce qui guide la logique de votre développement c’est sa finalité : élucider et tenter de résoudre un PB. Celui-ci est le fil conducteur par / auquel vs devez recentrer, recadrer votre argumentat°. + vs avez tendance au H-S et + vs devez penser à ce recadrage.

4)- que le plan soit progressif et que l’argumentation soit construite, élaborée, logique, qu’elle ne se résume pas à une juxtaposition d’affirmations, de remarques, ou de « cas »…

Moyens : ne pas énumérer de vagues idées (affirmations confuses et sans explicat°), cas ou exemples. Eviter les « couper-coller ». Lier, au besoin les différentes idées par des liens logiques : cpdt, or, car, donc, en conséq, mais, ou bien, d’une part…d’autre part… RQ : ds 1 raisonnement vraiment progressif et logique on peut presque s’en dispenser : les mots de liaisons sont presque un artifice d’exposition en vue de rendre votre logique plus explicite – c’est une forme de courtoisie pour le lecteur. Aussi n’abusez pas de ces mots logiques, et surtout ne les employez pas de façon fictive. Eviter : et puis…et puis ; ensuite…ensuite ; en 1° lieu…en 2° lieu…ou « finalement ; de plus »  au début d’un paragraphe ou d’une partie. Essayer d’aller à la ligne pour tte nouvelle idée ; éviter les phrases démesurées exprimant plusieurs idées complexes, non explicitées ; éviter les propos allusifs : où l’idée n’est qu’implicite, où l’affirmation semble aller de soi, s’imposer par son évidence, alors qu’il faut tout expliciter ! Pour tout cela : être attentif aux différents moments, étapes, dans l’express° de votre pensée.

Moyens pour faire un plan progressif : – poser le PB dés l’introduct° ; offrir une réponse nette et précise dans la conclu°. Organiser le développement en 3 parties (le réduire à 2 est possible mais généralement insuffisant ou pernicieux qd cela conduit à un plan contradictoire : I. oui ; II. non) chaque partie offre une proposition ou affirmation ou thèse en vue d’élucider le PB ou de répondre au sujet : et dans chaque partie vous ordonnez vs arguments afin d’évaluer, de soutenir ou de démontrer votre affirmation, thèse ou proposition. Vs ordonnez vos 3 parties et vos sous parties en essayant de partir des propositions (pour les parties) et des arguments (pour les sous parties) les plus simples, immédiates ou évidentes, vers les plus complexes. Modélisation d’un plan : intro = PB ; I° partie : Thèse ou proposition n° 1 : II° partie : Th ou pp n° 2 (éventuellement en antithèse par rapport à N° 1 – mais cela n’est pas possible pour tous les sujets) III° partie :Th ou pp n° 3 issue de la confrontat° en amont avec les th n° 1 et 2 (soit la fonction de cette thèse n° 3 est de réaliser une « synthèse » au sens hégélien : c’est une thèse qui permet de s’élever vers un plus haut degré d’abstraction ; ou bien c’est une synthèse au sens plus courant, soit : une thèse qui concilie les deux autres mais en reposant le PB sur un autre plan) . Le plan thèse/antithèse/synthèse (qui ds le fond revient à 3 thèses différentes) n’est pas possible pour tous les sujets ; son intérêt cpdt : il oblige à confronter « sa » thèse à celles qui peuvent lui être opposées. Votre thèse – celle que vous voulez soutenir pour répondre au sujet – a tout à gagner de cette confrontation ou remise en q°. Il n’est donc pas rare qu’en cours de devoir vous soyez amenés à valider ou infirmer votre thèse de départ. Pour élaborer le plan : il est svt plus judicieux de commencer par exposer la thèse de « l’adversaire », ou de l’opinion courante, immédiate, afin de la remettre en q° pour proposer votre propre thèse. Ces différentes considérations peuvent vous aider pour élaborer votre plan au brouillon. Et parmi ts les plans qui vs semblent possibles optez pour le + simple et le + dynamique : celui dans lequel votre pensée progressera le + visiblement vers 1 solution.

5)-que ttes réf philos ou autre, et citations, soit bien assimilées, que le candidat se les soit appropriées, qu’elles soient l’occasion d’une réflexion personnelle et non la simple récitation / copié-collé ou /re-copiage d’1 leçon…

moyens : on peut se servir de dictionnaire de la langue française (ou dico philo) à condition de choisir parmi les x def proposées celle qui convient au sujet et à la recherche entreprise. Cpdt tte déf peut être élaborée par vs-même, avec esprit critique. La def d’1 dico ne donne que le sens de l’usage du mot, il ne donne pas forcément à penser « la chose » sur laquelle il faut s’interroger. Utile pdt l’année : se constituer un petit lexiq des termes philoso. et psychan. les plus importants. Utiliser cours et doc. ne vs dispense pas de penser ! Vs devez apprendre à vous approprier certaines réf en vue seulement d’élargir votre analyse et d’augmenter votre esprit critique !

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Grille d’évaluation d’une copie :

Introduction  ( la fonction essentielle de l’introduction est de poser un questionnement)

y a-t-il une formulation du PB essentiel sous-jacent à la question posée ou au texte, ainsi qu’une mise en ordre (éventuellement) des différents pbs annexes ou enjeux ?

pour ce faire y a-t-il une définition des termes, dans leur relation à l’intérieur du sujet ?

si le sujet comporte un aspect provocateur (par rapport à l’opinion courante) paradoxal, ou très contradictoire, celui-ci est-il identifié ?

le plan est-il annoncé ?

Développement : ( sa fonction essentielle : construire un raisonnement progressif en vue de répondre au sujet et de résoudre le PB qu’il pose. )

y a-t-il un plan ?

est-il cohérent ? affronte-t-il réellement le sujet et son PB ou bien est-il trop loin du sujet ? Evite-t-il le hors-sujet ? (et si une partie est H-S : le candidat réussit-il à « recadrer » son propos sur le sujet au cours du développement ? )

le plan est-il dynamique, affronte-t-il vraiment le PB sous différents angles (donc y a-t-il plusieurs parties ? et chaque partie est-elle bien une tentative pour répondre au sujet ?)

Le plan progresse-t-il vers une élucidation, solution (ou vers une nouvelle position du problème) ?

y a-t-il des transitions, et le questionnement est-il logique et progressif d’une partie à l’autre ?

la thèse implicitement contenue dans la q° ou soutenue par l’auteur (pour le texte) a-t-elle été suffisamment explicitée, analysée, comprise, voire confrontée à d’autres thèses ou critiquée (mais après seulement qu’on l’ait analysée !) Pour la dissertation sur le sujet : y a-t-il bien plusieurs thèses examinées ?

les affirmations, les idées, sont-elles soutenues par des arguments ?

y a-t-il un véritable effort pour surmonter les contradictions qui fondent le PB, et les contradictions qui émanent progressivement des différentes étapes du développement ? Y a-t-il au besoin un effort de distinctions ?

l’argumentation s’appuie-t-elle sur un minimum de connaissances philosophiques ou autres (littéraires, culturelles, scientifiques, politiques, etc. ) et celle-ci sont-elles bien assimilées ?

y a-t-il utilisation d’exemples ? et ceux-ci sont-ils bien intégrés dans l’argumentation ? et sont-ils analysés (y a-t-il un effort d’analyse pour passer de l’exemple à l’idée ; ou un effort d’abstraction pour passer du cas particulier à l’idée générale – et l’inverse lorsque c’est nécessaire ) ?

Les notions utilisées sont-elles bien comprises et analysées ? et le vocabulaire est-il correctement employé ?

Conclusion :

y a-t-il une prise de position claire de l’auteur de la copie ?

est-elle justifiée par l’ensemble de l’argumentation ? – que cette position finale soit une réponse au problème, une reformulation, ou le constat d’une aporie ( mais dans ces 2 derniers cas on vérifiera si l’auteur de la copie a fait un effort suffisant pour surmonter les contradictions du sujet au cours de son développement)

L’expression et la présentation :

la marge est-elle respectée ?

le plan est-il clairement « visible » ? (espace entre les parties ?)

y a-t-il des paragraphes (non artificiels) ?

L’écriture est-elle lisible ?

L’orthographe et la syntaxe sont-elles correctes ?

Le style est-il clair, cohérent, ou inégal (« copier-coller » !) ?

Le candidat a-t-il fait l’effort de « se faire comprendre » du lecteur / correcteur ?

2 commentaires »

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