PHILOPARTAGE

la joie de penser… (pour mes élèves des Eaux Claires)

Cours :La technique est-elle facteur de liberté ou d’esclavage ?

Classé dans : la technique — 31 janvier, 2010 @ 4:45

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                                           Zara Hadid, Musée d’Art Contemporain à Cagliari

 accéder au cours en allant consulter la page « Cours technique et liberté » – le code nécessaire à la lecture n’est connu que de mes élèves.

 

Protégé : TSTG – Les échanges sont-ils facteurs de bonheur ?

Classé dans : bonheur,corriges,echanges — 26 janvier, 2010 @ 6:42

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Bonnes Copies d’élèves

Classé dans : bonheur,bonnes copies,corriges,le travail — 26 janvier, 2010 @ 6:03

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                                                                                                            Joan Mitchell,   No rain

Copie N° 1 : Faut-il renoncer aux désirs pour être heureux ? (D.M d’une élève de TS5 en 2009 – 16/20- On regrettera seulement que la 3° partie ne travaille pas le lien entre bonheur et sagesse. La qualité dominante de la copie est la clarté, la précision et la richesse conceptuelle. L’ensemble témoigne aussi d’un gros travail et d’appropriation du cours )

Copie N° 2 : Peut-on toujours faire la différence entre travail et divertissement ? (il s’agit d’un D.M réalisé en début d’année par une élève de TL3 en 2006. 16/20. On peut  regretter que l’essence du travail ne soit pas l’objet d’une analyse plus précise. Mais on apprécie la ténacité dans la recherche et la qualité du raisonnement sur un sujet difficile supposant de faire une véritable travail de distinction et d’analyse des 2 concepts en jeu.)

 

La 2° copie est concise et la 1° beaucoup plus bavarde. Vous pouvez accéder aux 2 copies ci dessous…

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Hegel. Quel est le but de l’art ? – Elever l’âme ?

Classé dans : Art,Hegel,Textes — 9 janvier, 2010 @ 5:04

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                                                     Zao Wu Ki, sérigraphie, 1973

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Éveiller l’âme : tel est, dit-on, le but final de l’art, tel est l’effet qu’il doit chercher à obtenir. C’est de cela que nous avons à nous occuper en premier lieu. En envisageant le but final de l’art sous ce dernier aspect, en nous demandant notamment quelle est l’action qu’il doit exercer, qu’il peut exercer et qu’il exerce effectivement, nous constatons aussitôt que le contenu de l’art comprend tout le contenu de l’âme et de l’esprit, que son but consiste à révéler à l’âme tout ce qu’elle recèle d’essentiel, de grand, de sublime, de respectable et de vrai. Il nous procure, d’une part, l’expérience de la vie réelle, nous transporte dans des situations que notre expérience personnelle ne nous fait pas, et ne nous fera peut-être jamais connaître : les expériences des personnes qu’il représente, et, grâce à la part que nous prenons à ce qui arrive à ces personnes, nous devenons capables de ressentir plus profondément ce qui se passe en nous-mêmes. D’une façon générale, le but de l’art consiste à rendre accessible à l’intuition ce qui existe dans l’esprit humain, la vérité que l’homme abrite dans son esprit, ce qui remue la poitrine humaine et agite l’esprit humain. C’est ce que l’art a pour tâche de représenter, et il le fait au moyen de l’apparence qui, comme telle, nous est indifférente, dès l’instant où elle sert à éveiller en nous le sentiment et la conscience de quelque chose de plus élevé. C’est ainsi que l’art renseigne sur l’humain, éveille des sentiments endormis, nous met en présence des vrais intérêts de l’esprit. Nous voyons ainsi que l’art agit en remuant, dans leur profondeur, leur richesse et leur variété, tous les sentiments qui s’agitent dans l’âme humaine, et en intégrant dans le champ de notre expérience ce qui se pas se dans les régions intimes de cette âme. « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger » : telle est la devise qu’on peut appliquer à l’art.”      Hegel, Esthétique.

 

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                                     une photo anonyme mais signifiante (en partage sur le web !)

 

-ALAIN – Comment définir l’art ? qu’est-ce qui caractérise la création artistique ? L’artiste « travaille-t-il ? »

(L’opinion courante qui consite à réduire l’artiste à son inspiration est-elle pertinente ?)

 

ALAIN, extraits de :  SYSTÈME DES BEAUX-ARTS

CHAP 6 : DE LA PUISSANCE PROPRE DE L’OBJET

Or toutes les oeuvres d’art, légères ou fortes, ont ce caractère d’être des objets éminemment, j’entends d’être assises fortement et comme nécessaires, sans aucune ambiguïté dans l’apparence, sans aucun changement concevable, affirmatives d’elles-mêmes, enfin.

Cela est assez évident pour les oeuvres qui sont des choses, et pour l’architecture surtout, qui soutient si bien l’ornement, la statuaire, et la peinture. Mais il y a détermination aussi et ordre inflexible dans la poésie et dans la musique, et même dans un simple récit, pourvu que la forme en soit sévèrement respectée, et jusqu’au détail ; cette répétition religieuse a par elle-même quelque chose d’esthétique, et les enfants le savent bien. Peut-être le chant de l’oiseau n’a-t-il point par lui-même un caractère esthétique, faute d’une détermination rigoureuse et d’un retour réglé ; il ne devient esthétique que s’il est joint par le contemplateur au grand jeu des forces printanières, ce qui lui donne valeur d’objet.

Il faut donc qu’une oeuvre d’art soit faite, terminée, et solide. Et cela va jusqu’au détail, comme on verra, puisque ce qui n’est pas pris dans la masse ne peut pas orner. C’est pourquoi l’improvisation sans règles n’est jamais belle ; c’est l’art de l’orateur qui parvient à fixer un simple récit dans la masse de son discours. Disons qu’aucune conception n’est oeuvre. Et c’est l’occasion d’avertir tout artiste qu’il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau ; car aucun possible n’est beau ; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre ; mais une réflexion suivie sur la nature de l’imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d’après laquelle toute méditation sans objet réel est nécessairement stérile. Pense ton oeuvre, oui, certes ; mais on ne pense que ce qui ce qui est : fais donc ton oeuvre.

CHAP 7 : DE LA MATIÈRE

Puisqu’il est évident que l’inspiration ne forme rien sans matière, il faut donc à l’artiste, à l’origine des arts et toujours, quelque premier objet ou quelque première contrainte de fait, sur quoi il exerce d’abord sa perception, comme l’emplacement et les pierres pour un architecte, un bloc de marbre pour le sculpteur, un cri pour le musicien, une thèse pour l’orateur, une idée pour l’écrivain, pour tous des coutumes acceptées d’abord.

Par quoi se trouve défini l’artiste, tout à fait autrement que d’après la fantaisie. Car tout artiste est percevant et actif, artisan toujours en cela. Plutôt attentif à l’objet qu’à ses propres passions ; on dirait presque passionné contre les passions, j’entends impatient surtout à l’égard de la rêverie oisive ; ce trait est commun aux artistes, et les fait passer pour difficiles. Au reste tant d’oeuvres essayées naïvement d’après l’idée ou image que l’on croit s’en faire, et manquées à cause de cela expliquent que l’on juge trop souvent de l’artiste puissant, qui ne parle guère, d’après l’artiste ambitieux et égaré, qui parle au contraire beaucoup. Mais si l’on revient aux principes jusqu’ici exposés, on se détournera de penser que quelque objet beau soit jamais créé hors de l’action. Ainsi la méditation de l’artiste serait plutôt observation que rêverie, et encore mieux observation de ce qu’il a fait comme source et règle de ce qu’il va faire. Bref, la loi suprême de l’invention humaine est que l’on n’invente qu’en travaillant. Artisan d’abord. Dès que l’inflexible ordre matériel nous donne appui, alors la liberté se montre ; mais dès que nous voulons suivre la fantaisie, entendez l’ordre des affections du corps humain, l’esclavage nous tient, et nos inventions sont alors mécaniques dans la forme, souvent niaises et plus rarement émouvantes, mais sans rien de bon ni de beau. Dès qu’un homme se livre à l’inspiration, j’entends à sa propre nature, je ne vois que la résistance de la matière qui puisse le préserver de l’improvisation creuse et de l’instabilité d’esprit. Par cette trace de nos actions, ineffaçable, nous apprenons la prudence ; mais par ce témoin fidèle de la moindre esquisse, nous apprenons la confiance aussi.

 

BAC sujets

Classé dans : Sujets du Bac — 3 janvier, 2010 @ 6:07

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Pour connaître les sujets du bac de 2005 à 2009  lire ci-dessous

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Le travail et la technique sont-ils au service de l’homme ?

Classé dans : Arendt,Descartes,Hans Jonas,Heidegger,la technique,le travail — 30 novembre, 2009 @ 12:48

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Ci-dessous :  quelques textes comme autant de pistes de réflexion.

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Le citoyen doit-il être vigilant ? (pour surveiller ce qui le surveille…)

Classé dans : citoyen,Droits de l'homme,Etat,liberte,Societe — 18 novembre, 2009 @ 6:42

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Suffit-il de consommer passivement les bénéfices de la démocratie pour être citoyen ? Les droits hérités sont-ils définitivement acquis ? Le citoyen se définit-il de façon seulement formelle par ses droits (et devoirs) ou bien doit-il se définir par son activité, sa vigilance d’esprit, et le sens qu’il donne à son « lien social » ?

La ligue des droits de l’homme, dans le livre ci-dessous, analyse le mécanisme de la surveillance dans nos sociétés démocratiques et la façon dont nos droits fondamentaux peuvent-être menacés à notre insu

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Une société de surveillance ? l’état des droits de l’homme en France 2009,
 par la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen
ouvrage dirigé par : Jean-Pierre Dubois (qui enseigne el droit public à Paris XI) et Agnès Tricoire

Ce livre présente un panorama de la situation des droits de l’homme et souligne les dysfonctionnements d’un système souvent considéré comme responsable d’un recul progressif des libertés individuelles. L’ouvrage fait aussi état de la condition sociale des minorités, avant d’évoquer la politique française des droits de l’homme sur le plan international.

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Sur la question des droits de l’homme : Amnesty International (O.N.G)

Classé dans : Droits de l'homme — 11 novembre, 2009 @ 12:32

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http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/jeunes/informe_toi/magazine_aj

Dans le lien ci-dessus vous découvrirez un nouveau journal bi-mensuel, « A.J » à destination des jeunes, dont le 1° numéro d’octobre 2009 est en ligne.
Ce journal est le petit frère de la Chronique d’Amnesty International France. Journal clair, concret, et surtout, instructif. Un dossier d’actualité, une page pédagogique sur un problème mondial, des idées culturelles et l’interview d’une personnalité rythmeront les numéros.

Vous pouvez, à partir du lien ci-dessous, télécharger le N° 1 d’octobre (Dossier : Le tour du monde des enfants au travail/ Tibet : une culture en otage /Pourquoi la jeunesse chinoise ne se révolte-t-elle pas? )

http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/aj_n1.pdf

La Philosophie est-elle une science comme les autres ? Kant

Classé dans : Kant,Philo Intro,Sagesse,science — 6 novembre, 2009 @ 12:45

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                                                                                        Rothko, sans titre.

Le domaine de la philosophie se ramène aux questions suivantes : 1. Que puis-je savoir ? 2. Que dois-je faire ? 3. Que m’est-il permis d’espérer ? 4. Qu’est-ce que l’homme ?

A la première question répond la métaphysique, à la seconde la morale, à la troisième la religion, à la quatrième l’anthropologie. Mais, au fond, on pourrait tout ramener à l’anthropologie, puisque les trois premières questions se rapportent à la dernière.

Car sans connaissances on ne deviendra jamais philosophe, mais jamais non plus les connaissances ne suffiront à faire un philosophe, si ne vient s’y ajouter une harmonisation convenable de tous les savoirs et de toutes les habilités jointes à l’intelligence de leur accord avec les buts les plus élevés de la raison humaine.

De façon générale, nul ne peut se nommer philosophe s’il ne peut philosopher. Mais on n’apprend à philosopher que par l’exercice et par l’usage qu’on fait soi-même de sa propre raison.

Comment la philosophie se pourrait-elle, même à proprement parler, apprendre ? En philosophie, chaque penseur bâtit son œuvre pour ainsi dire sur les ruines d’une autre ; mais jamais aucune n’est parvenue à devenir inébranlable dans toutes ses parties. De là vient qu’on ne peut apprendre à fond la philosophie, puisqu’elle n’existe pas encore. Mais à supposer même qu’il en existât une effectivement, nul de ceux qui l’apprendraient, ne pourrait se dire philosophe, car la connaissance qu’il en aurait demeurerait subjectivement historique.

Il en va autrement en mathématiques. Cette science peut, dans une certaine mesure, être apprise ; car ici, les preuves sont tellement évidentes que chacun peut en être convaincu ; et en outre, en raison de son évidence, elle peut être retenue comme une doctrine certaine et stable.

Celui qui veut apprendre à philosopher doit, au contraire, considérer tous les systèmes de philosophie uniquement comme une histoire de l’usage de la raison et comme des objets d’exercice de son talent philosophique.

Car la science n’a de réelle valeur intrinsèque que comme instrument de sagesse. Mais à ce titre, elle lui est à ce point indispensable qu’on pourrait dire que la sagesse sans la science n’est que l’esquisse d’une perfection à laquelle nous n’atteindrons jamais.

Celui qui hait la science mais qui aime d’autant plus la sagesse s’appelle un misologue. La misologie* naît ordinairement d’un manque de connaissance scientifique à laquelle se mêle une certaine sorte de vanité. Il arrive cependant parfois que certains tombent dans l’erreur de la misologie, qui ont commencé par pratiquer la science avec beaucoup d’ardeur et de succès mais qui n’ont finalement trouvé dans leur savoir aucun contentement.

La philosophie est l’unique science qui sache nous procurer cette satisfaction intime, car elle referme, pour ainsi dire, le cercle scientifique et procure enfin aux sciences ordre et organisation.

                                                                           Kant, Logique, 1800,  éd Vrin 1966, pp. 25-26

* misologie (de miso et logos) = haine du logos, haine de la raison.

Conseil pour le D.M : vous pouvez mettre ce texte en lien avec celui de Descartes sur ce blog ainsi que celui de Bouveresse, et avec ce que vous connaissez de la pensée de Socrate. Mais surtout relisez bien la méthode du commentaire de texte (dans le blog en haut à droite consulter sur « pages » la « méthode 3) et pensez à chercher pour chaque paragraphe à quelle question répond l’auteur. Vous pourrez ensuite distinguer plusieurs grands moments dans ce texte et faire votre plan en fonction de ces différents moments.

AUTRE SUJET pour TS (un plan « B »)  : si vous le souhaitez vous pouvez aussi choisir le texte de Rousseau sur le désir. (texte explicité en cours, mais l’essentiel reste à faire à l’écrit en suivant le texte pas à pas !)

Et n’oubliez pas de relire la méthode !

Hannah Arendt : « ne pas réfléchir, c’est très dangereux »

Classé dans : Arendt,L'Histoire,La Culture,QuestionsPhilo,Textes,Video Philo — 22 octobre, 2009 @ 7:14

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H. Arendt :   »réfléchir cela signifie toujours penser de manière critique » et « penser de manière critique cela signifie que chaque pensée sape ce qu’il y a de règles rigides et de convictions générales « (…) »  »le seul fait de penser est en lui-même une entreprise très dangereuse (…) mais ne pas réfléchir est encore plus dangereux »

10mn de vidéo (à la fin vous trouverez une réflexion intéressante sur la liberté et la pensée). Quelques questions qu’aborde H. Arendt :

 - qu’est-ce qu’être citoyen ? - comment peut naître la tyrannie politique ?- avons-nous peur de la liberté ?- chacun ne peut-il former son propre jugement ?http://video.google.fr/videosearch?q=arendt+hannah&hl=fr&emb=0&aq=0&oq=+Arendt

 H. Arendt fait référence au poète René Char qui, dans  Feuillets d’Hypnos, écrit :  « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament »

Le testament qui dit à l’héritier ce qui sera légitimement sien, assigne un passé à l’avenir. Sans testament ou, pour élucider la métaphore, sans tradition – qui choisit et nomme, qui transmet et conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur – il semble qu’aucune continuité dans le temps ne soit assignée, et qu’il n’y ait, par conséquent, humainement parlant, ni passé ni futur, mais seulement le devenir éternel du monde et en lui le cycle biologique des êtres vivants.” Hannah Arendt, préface à La crise de la culture, p.14

« L’action qui n’a un sens que pour les vivants n’a de valeur que pour les morts, d’achèvement que dans les consciences qui en héritent et la questionnent. » René Char, Feuillets d’Hypnos

H. Arendt part de cette idée pour répondre à la question : qu’est-ce que penser l’histoire ? (dans La crise de la culture)

(extraits ci dessous)

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